mardi 27 septembre 2016

Friday the 13th The Series saison 2 Réupload


Allez hop, on embraye illico avec un reupload des 26 épisodes que constituent cette seconde saison.
Plus que 20 et tout sera de nouveau dispo ! Lewis Vendredi pourrait pas vendre des livebox sataniques qui permettraient d'avoir un débit de malade, franchement ça m'arrangerait !

dimanche 18 septembre 2016

SHE (1982)



En l'an 23 après qu'un holocauste nucléaire semble avoir rendu les gens plus cons qu'ils ne l'étaient déjà auparavant, Tom, un petit commerçant bourlingueur, se lance en compagnie de son ami Dick à la recherche de sa frangine kidnappée par des pilleurs sanguinaires, les Norks. Afin de leur indiquer le chemin qui les mènera jusqu'au repaire des malfrats ils kidnappent She, une soi-disant déesse locale experte en combat rapproché. Se liant d'amitié avec les deux lascars, la blonde plantureuse secondée par son bras droit Shandra accepte de les accompagner dans une quête délirante où ils devront se mesurer à tout un bestiaire hallucinant.

"- Ah merci Tom ! T'as encore eu une bonne idée de venir faire des affaires ici !
A peine arrivés on est emmerdés par des loulous en cuir et des footballeurs nazis.
- Oh ta gueule Dick ! Tu préférais rester au village avec ta bergère ?
- Ok, je te laisse le footeux, je prends le loubard !"

1982. Année charnière pour le cinéma puisque sort coup sur coup deux bombes qui font péter le box office mondial : Conan le Barbare de John Milius et Mad Max 2 de George Miller. Évidemment nos amis italiens, comme tout le monde le sait, ne pouvaient pas rater l'occasion de profiter de la folie occasionné par la montée en puissance des genres heroïc fantasy et post apocalyptique. Joe D'Amato et Enzo G Castellari font illico chauffer les caméras et pondent respectivement en cette même année 82 Ator l'Invincible, avec un Miles O'Keefe ultra-permanenté en Schwarzy gringalet, et Les Guerriers du Bronx qui permet au peu expressif Mark Gregory de trouver à ce moment là ce qui restera "le" rôle de sa courte carrière dans le septième art.
Tournés dans l'urgence, ces "rip-offs" s'attirent tout de même la sympathie d'un public friand de coups d'épées dans la gueule et de barbares au cerveau irradié vêtus comme des Village People, les années suivantes verront d'ailleurs débouler toutes sortes d'autres productions du même acabit et ce pour le meilleur (2019, Après la Chute de New-York, Yor le Chasseur du Futur) comme pour le pire (Il Giustizere Del bronx, Sangraal).
Toujours en 82, le jeune metteur en scène israélien Avi Nesher décide de faire mieux que les autres en mixant l'heroïc fantasy et le post apo.
Grâce au producteur italien Renato Dandi il met en image un scénario qu'il a lui même pondu, celui de She, mix incroyable entre Conan, Mad Max, la comédie façon Marx Brothers et tout ce que le cinéma fantastique pouvait bien offrir à cette époque. Résultat : She est un spectacle délirant, véritable fourre-tout totalement jubilatoire qui pourrait laisser pantois bon nombre de spectateurs pourtant sévèrement rodés aux bisseries transalpines.

 "Alors mes mignons, vous en pensez quoi de mon fameux ragout de chat crevé radioactif à la sauce gerbouloise ?"

 "- Putain Tom, j'vais dégobiller. Là c'est trop, j'ai l'impression qu'on a chié dans mon assiette.
- Ferme-la et bouffe ce truc. Elle est la seule à connaitre le chemin pour aller coller une branlée aux Norks alors la vexe pas.
- Beuarhhhh... j'ai des vertiges..... je crois que ça va pas être possible."

Le monde de She c'est grosso modo une convergence temporelle où semble se mêler toutes les époques, un monde divisé en royaumes dont chacun adopte son propre mode de vie. Celui des Yuricks se rapproche de l'univers présenté dans le classique de Milius. La blonde She y gère d'une main de fer une populace crasseuse et crève-la-dalle qui ne vit qu'en marchandant à prix d'or les produits du passé. Le savon vaut une blinde, les kellogg's corn flakes sont considérés comme du caviar et le prix des disques du rappeur Jul ont explosés sous prétexte qu'ils permettent de mettre en fuite les méchants Norks quand ceux-ci déboulent pour foutre le boxon..... quelle misère ! De son coté la divinité blonde passe son temps à se fritter avec des chevaliers en armure ou des monstres de Frankenstein et à zigouiller froidement tous les mâles avec lesquels elle s'accouple, une ancienne prophétie lui ayant assuré que l'homme dont elle s'éprendrait entrainerait inévitablement sa chute. Du coup elle fait capturer tous les apollons de son comté, les enchaine dans son palais et leur plante une épée en plein cœur une fois qu'elle a fini de copuler avec. Chacun ses priorités ma foi !

 "- Alors pour aujourd'hui je vais choisir ce bel étalon.
- Aaahh ptiou ! Va-t-en vilaine ! J’exècre les femelles ! 
Ah mon dieu mon dieu mon dieu... ouhlàlàlàlà !
- Non mais qu'est-ce que c'est que ce délire ? Qui s'amuse à me refiler des engins pareils ?"

Bien plus loin on trouve également le domaine des Norks dirigé par leur souverain Aratten, un mégalo en tenue de cosmonaute coiffé d'un casque façon tuyau poêle qui, secondé par son sadique sous-fifre Hector et son armée, passe son temps à terroriser le reste du monde. Pas difficile me direz-vous quand on voit la dégaine que se trimballe l'armée en question : des loulous au look typiquement 50's, des footballeurs ricains, des boxeurs, des centurions, des nazis, etc.... le fleuron de ce que l'on peut trouver de plus dément dans le costume typique du post-apo rital. Reclus au plus profond d'une citadelle dont l’accès est gardé par un barjot indestructible né du croisement entre Groucho Marx, Popeye et Dary Cowl, les Norks se livrent à des joutes sanguinaires dans le seul but de se divertir entre deux trois viols ou pillages.

"Prosternez-vous, vils cloportes, devant le grand seigneur Aratten !"

"- Moi une déesse me prosterner devant une chaudière ambulante travestie comme un membre des Buggles ?
- Ben quoi, moi j'aime bien les Buggles...
- Ta gueule Dick !"

Et à part ces sympathiques patelins que peut-on visiter d'autre dans ce futur accueillant ? Eh bien vous avez le choix entre des sous-sols industriels peuplés de mutants momifiés armés de tronçonneuses et de tournevis, un jardin paradisiaque où sévissent des goules aristos désireuses de reproduire l'ancien temps et qui récitent du William Butler Yeats tout en jouant au ballon, une forêt aux brumes toxiques dans laquelle se balade un géant en tutu rose au service d'un vieux savant fou, un temple de moines communistes adorateurs d'un gourou aux impressionnants pouvoirs psychiques, etc... etc...
Ça donne envie pas vrai ? Comment ça j'étais complètement beurré quand j'ai maté ce film ? Figurez-vous que non, tout ce que je viens de citer correspond bien à la vision qu'à Nesher d'une terre post-holocauste. Si ça ne vous fait pas réfléchir sur les mesures à prendre illico pour préserver notre bonne vieille planète et éviter d'en arriver là alors j'y comprends plus rien.

"- Cher ami je tiens à vous signaler que votre somptueuse cravate trempe dans votre assiette.
- Hmmmm ? Qu'est-ce tu dis toi ?"

"- Bordel, c'est quoi cette bidoche bleue ? Pas facile à couper cette chiasse.
    De quoi tu parlais grande folle ?
- Non laissez tomber."

Profitant du rôle qu'elle tenait déjà dans Conan, le réalisateur engage Sandhal Bergman avant que cette dernière n'aille retrouver son poto Arnold en 1985 dans le Kalidor de Richard Fleischer.  La belle blonde est parfaite en déesse castratrice et féministe, voire à certains moments émouvante quand elle tente de s'accrocher au beau Tom (David Goss). Manque de bol pour elle, ce dernier semble préférer distribuer des mornifles que de batifoler avec la gent féminine. Ce qui n'est pas le cas de son comparse Dick (le prénom est déjà tout un programme), sidekick demeuré qui se jette sur la première femelle venue même si cela ne cesse de lui attirer des emmerdes et qu'interprète un habitué du post-nuke italien, Harrison Muller Jr (L'ultimo Guerriero, Le Chevalier du Monde Perdu, 2020 Texas Gladiators). Sous les traits taillés à la serpette du vilain Hector on retrouve l'excellent Gordon Mitchell qu'on ne présente plus, même si le pauvre se coltine un look des plus ridicules avec son heaume surdimensionné qui semble avoir bien du mal à tenir droit sur sa caboche. Un casting intéressant donc auquel viennent s'ajouter David Brandon (Au delà des Ténèbres de Claudio Fragasso ou des réalisations de Lamberto Bava comme Le Foto di Gioia ou L'Auberge de la Vengeance) en bobo goule amateur de bonne chair ou encore David Kirk Traylor (Sandokan, Blood on Meliès Moon) dont la prestation incroyable surpasse largement celle des autres comédiens quand il cabotine dans la peau de Xenon, la sentinelle en tenue de soldat de la cavalerie US à la langue trop pendue et capable de se cloner lui-même quand on lui coupe un membre.

"- Répétez un peu ce que vous avez dit les blaireaux ! Faut que je paie pour franchir ce pont ?
- Heu... non finalement ça va aller.
- Je préfère ça. Et ramassez-moi toute cette barbaque, ça fait vraiment dégueulasse.
- Oui m'sieur !"

She c'est 1h40 de pure folie ! Un métrage totalement dénué de temps morts, qui évite les dialogues inutiles et préfère les bonnes grosses bastons aux explications assommantes, le tout sur fond de titres pop rock typiquement années 80 ou au son des grosses grattes de Motorhead ou de Bastard. Est-ce vraiment cela qu'à voulu Nesher au final ? Nul ne le sait. Mais ce qui est certain c'est que dans le paysage du bis rital She fait assurément office de véritable petite perle. Souvent ridicule mais jamais ennuyeux, le film malgré son aspect kitchissime, ses décors au rabais, ses (quelques) dialogues à se pisser dessus et ses effets spéciaux pitoyables reste un divertissement quatre étoiles pour qui voudra bien fermer les yeux sur l'allure grotesque de l'ensemble. A y regarder de plus près on pourrait se dire qu'au bon vieux temps des vidéoclubs, alors qu'on farfouillait les présentoirs pour y dégotter la perle rare la plus débilos histoire de se fendre la poire entre potes, eh bien She aurait mérité d'être en tête de gondole.
On en vient même à se demander si Nesher, volontairement ou pas, n'aurait pas rendu ici l'hommage ultime à la folie ambiante qui régnait dans le cinéma de genre durant la période des 80's; s'il n'aurait pas pris tout ce qu'il y avait de plus fun à ce moment-là, ne l'aurait pas foutu dans un mixer avant de nous servir un plat savoureux et sacrément bandant.

"- Comment oses-tu te présenter devant ta déesse dans un tel accoutrement ?
- Ouais, t'aurais pu mettre un fute, espèce de goret."

"- Hé, avec les taxes que vous avez imposées dernièrement dans le comté estimez-vous heureuse que je porte déjà un slip.
- Tu appelles ça un slip ? Par contre pour les raybans, là y'a pas de problèmes !
Dés qu'il s'agit de faire les barbots y'a de la caillasse, hein ?"

Si vous voulez tenter vous aussi l'aventure She vous pouvez toujours vous rabattre sur le lien ci-dessous (dvdrip potable récupéré sur le net avec sous-titres frenchy faits maison), mais mettez-vous bien en condition avant d'entamer le visionnage, vous risqueriez de ne pas en revenir.

 "- Hé Shandra, c'est quoi ce machin qui se trimballe avec toi ?
- Le gros crado en tutu là ? Arrête, j'arrive pas à m'en débarrasser, il me suit partout depuis que je lui ai filé 
une poignée de croquettes quand je l'ai aperçu au bord de la route.
- C'est pas vrai !  Je t'ai déjà dit cent fois d’arrêter de nourrir tous les bestiaux que tu croises. 
Ça va encore nous couter une blinde en nourriture ce truc-là."





vendredi 16 septembre 2016

Friday the 13th the series saison 1 réupload


Pour les retardataires une première salve de réuploads avec la saison 1 de Friday the 13th.
Les 26 épisodes la composant sont donc de nouveau disponibles.

mercredi 7 septembre 2016

The Retro Wizard Day


Le 2 octobre prochain se tiendra chez nos voisins belges la toute première édition du Retro Wizard Day, une nouvelle convention branchée ciné, télé, BD dont tous les bénéfices seront directement reversés au Télévie (opération caritative dont les fonds sont destinés à la lutte contre la leucémie, le cancer et toutes les autres saloperies du même acabit). Autant vous dire que si vous avez l'occasion d'aller faire un tour du coté de Liège à ce moment-là un petit arrêt au centre culturel de Chenée s'avère impératif. En plus vous pourrez y croiser plein de beau monde : les éditeurs Uncut Movies, Le Chat qui Fume, Oh My Gore, les copains parisiens du Metaluna Store, les cadors du fanzinat comme David Didelot ou le Fanzinophile, le sieur Loïc Bugnon et sa Bloody Zone, sans parler de toute une tripotée d'autres exposants venus tout spécialement vous délester de quelques écus.
Mais bon c'est pour la bonne cause alors on ne va pas se plaindre non plus ! Si ? Bande de rats ! Et si je vous dis que vous pourrez participer à dix tombolas dans la journée et repartir à la casbah les poches pleines de DVD, de goodies, de fanzines ou de bouquins ? Ah ouais là tout de suite ça change de ton, hein ?
Alors que vous soyez cinéphiles, bdvores ou tout simplement un crevard de première n'hésitez pas et foncez au Retro Wizard Day !

Liste complète des exposants

La page Facebook

dimanche 4 septembre 2016

♪ Il est où le bonheur, il est oooùùù ?♫ (Cricri Maé, troubadour aphone)

"- Ce sera le dernier verre monsieur Jack, il va falloir penser à rentrer maintenant.
- Aaaahhh Feck off !!!"


Fini le farniente en compagnie de jolies serveuses court vêtues. Fini de siroter de la Pina Colada sur le pont d'un voilier pour oublier que la flotte, même quand l'océan est calme, eh ben ça fout la gerbe. Et surtout fini les déménagements interminables..... du moins jusqu'au prochain.
J'espère que vous avez tous passé de bonnes vacances et que la rentrée n'a pas été trop dure. Faut bien reconnaitre que la saison estivale a été riche en conneries humaines : entre fanatiques religieux qui ne méritent même pas le statut d'être humain, politicards véreux qui tentent de nous faire prendre des vessies pour des lanternes tout en nous sodomisant au verre pilé, scandales sur fond de maillots de bain pas assez sexys, chasseurs de Pokemon qui se jettent sur les capot de bagnoles ou nouvelle chanson de Christophe Maé, autant dire qu'on a été gâtés.
Il est donc temps de retourner au taf, de foutre les marmots à l'école pour avoir la paix et de se mater rapidos quelques bonnes bisseries pas piquées des hannetons afin d'oublier tout ça. Et surtout oublier les brouzoufs gaspillés à aller voir les purges que nos salles obscures nous ont balancées en juillet et aout. Si je n'ai pas eu le courage de visionner le reboot de Ghostbusters j'ai quand même tenté ma chance avec ce fameux Suicide Squad dont on nous rabattait les oreilles depuis plus d'un an. J'aurais mieux fait de rester chez moi, merci Warner ! Quand on pense que ce truc a fait plus de 300 millions d'entrées dans le monde !
Du coup je retourne devant ma téloche, ça revient moins cher.
Certains d'entre vous m'ont demandé de réuploader quelques films et séries postés sur le blog et comme mon opérateur semble encore se trouver sur la playa mon raccordement à la toile se fait plus que désirer. Donc patience, dés que possible je serai en mesure de remettre en ligne tout ce que vous voulez. Concernant de nouvelles traductions celles-ci vont malheureusement se réduire comme peau de chagrin, déjà par manque de temps et surtout parce qu'en compagnie de mon companero de la Toxic Crypt on s'est lancé dans une aventure qui nous accapare plutôt pas mal. Pour l'instant le projet reste encore secret mais si on arrive à nos fins (ce qui est bien engagé vu qu'on a déjà plié les trois quarts du machin) ça risque d'être franchement sympa. Accouchement prévu au printemps prochain.
Mais pas question de fermer le blog, surtout que j'ai une trad en cours et une autre déjà bouclée. Pour le reste je me contenterai de simples chroniques de films sans ajouter de lien et ce afin de faire découvrir de nouvelles raretés ou de délirer sur les merdouilles du moment (après si vous captez l'anglais ou l'italien sans srt je pourrai toujours vous refiler le produit dont il sera question).
D'ici là je vous souhaite à nouveau une bonne rentrée même si je sais très bien que ça doit vous gonfler plus qu'autre chose.
« On n’a jamais autant besoin de vacances que lorsqu’on en revient. » disait la journaliste Ann Landers. Comme elle avait raison....

lundi 4 juillet 2016

Méga Fermeture Estivale


Pour une fois pas de fermeture du blog pour conneries personnelles ou pour aller se faire bronzer la pilule sur la playa (enfin si un peu, mais pas que...) mais plutôt pour déménagement. Et bien entendu qui dit déménagement dit coupure de net et tout ce qui va avec. Croyez-moi ils trainent pas les opérateurs par chez nous. Beaucoup d'entre vous me demandent des réuploads de films ou de séries mais malheureusement il va falloir attendre un peu. Essayez de charger un fichier d'un giga avec la connexion 3G de votre téléphone vous, bonjour le bordel ! Donc pour tout l'été il n'y aura pas (voir très peu) de posts, merdier technique oblige. Pile au moment où je venais de dégotter une cargaison de bisseries ritales inédites en plus !
Pas grave, on verra ça plus tard.
En attendant de trouver de nouvelles pénates confortables je prépare activement mes cartons, suffit de voir la photo ci-dessus pour se rendre compte que j'ai déjà empilé le minimum vital pour les jours à venir.
Je vous souhaite donc de bonnes vacances à tous ! Faisez gaffe au soleil qui tape dur, aux excités du volant au moment des chassés-croisés, aux petits cons irrespectueux dans les salles de ciné si vous allez voir Conjuring 2, aux médias crapuleux qui vont essayer de vous gâcher vos congés en affirmant que la rentrée sera apocalyptique pour tous, etc... etc...
Prenez bien soin de vous et rendez-vous en septembre si tout va bien !
Allez hop, avec ce cagnard il est temps de s'hydrater un peu, ce sera toujours ça de moins à emmener !

mardi 28 juin 2016

CIAO BUD !



Triste journée que ce 27 juin 2016 où, à l’âge de 86 ans, ce bon vieux Bud Spencer s'en est allé rejoindre un monde meilleur. De son vrai nom Carlo Pedersoli, il avait enchanté pendant plus d'un demi-siècle des millions et des millions de spectateurs en distribuant régulièrement de bonnes grosses baffes dans la gueule des pénibles qui venaient lui chercher des noises. Et si au final bon nombre d'entre nous ne définissent l'acteur qu'à travers ses bastons mémorables, la carrière du bonhomme ne se cantonne pas qu'à ça. Chasseur de prime au far west, cultivateur de bananes au fin fond de la jungle, nounou pour gamins extra-terrestres un peu trop envahissants, commissaire de police aux méthodes expéditives, boxeur ou footballeur, il savait tout faire l'ami Bud. Et quand il s'ennuyait il trouvait toujours un copain avec lequel il pouvait s'en donner à cœur joie. Terence Hill bien entendu, éternel complice qui l'accompagna sur les plateaux de dix-huit films, mais aussi Giuliano Gemma, Tomas Milian, Philip Michael Thomas ou encore Michael Winslow....
Dépaysants, rafraichissants voire même défoulatoires, les long-métrages ou feuilletons dans lesquels apparaissaient Spencer constituaient une véritable bouffée d'air frais, des spectacles jamais ennuyeux et toujours propres à vous refiler une patate d'enfer même dans les jours les plus sombres.
Aujourd'hui la police de Miami est en deuil, celle de Naples a mis son drapeau en berne, la lampe d'Aladin est en rade et Trinita s'envoie une grosse poêlée de fayots en hommage à son frangin disparu. Le cinéma italien vient de perdre l'un de ses piliers quoi qu'en disent les mauvais langues habituelles. D'un autre coté ça nous rassure un peu de nous dire que désormais le vieux barbu là-haut va avoir de l'aide pour distribuer des baffes à tous les pêcheurs qui vont débarquer au royaume des cieux. Fais-leur pas de cadeau Carlo et commence par mettre sur ta liste le nom de François Forestier, vil scribouillard à deux balles qui a osé proclamer dans un canard (dont je tairais le nom de peur de te refiler des gaz pires que ceux que tu choppes avec tes haricots) que tu n'avais pas fait un seul bon film. Echauffe-toi l'ami, on compte sur toi ! Car si vis à vis de ce genre d'abrutis dieu pardonne... moi pas !
Malgré tout tu vas nous manquer Bambino.

A tous ceux qui désireraient profiter comme il se doit des œuvres du sieur Pedersoli je ne peux que recommander l'excellent blog d'Indianagilles, fan ultime de l'acteur et grand defenseur du cinéma italien. Allez y faire un tour, c'est une mine d'or !

http://indianagilles.blogspot.fr/