lundi 21 mai 2018

CHARLY, DIAS DE SANGRE (1990)



Charly est un solitaire introverti, continuellement traumatisé par la mort de son frère survenue quand tous deux étaient adolescents. Son paternel, un flic un peu à la masse, demande au meilleur ami de l'ado, Dani, d'emmener son fils dans une ancienne demeure familiale qu'il tient à sa disposition.
Le gazier se dit que si Dani pouvait trouver une donzelle à Charly, cela permettrait au binoclard de sortir de la triste monotonie dans laquelle il s'est enfermé. En compagnie d'un autre pote et de trois belles plantes, ils s'en vont donc passer un week-end qui s'annonce d'ores et déjà torride : l'ultra-poumonnée Sandra jette son dévolu sur Charly, laissant le champ libre aux deux autres couples pour forniquer en toute tranquillité.
Seul petit souci : constamment hanté par le décès tragique de son frangin, Charly se transforme chaque nuit en ersatz de Freddy Krueger dont le passe-temps favori consiste à démastiquer du jeune con.


Le cinéma fantastique argentin peut souvent cacher d'excellentes surprises, suffit de mater la trilogie Plaga Zombie pour s'en convaincre.
Mais il peut aussi nous pondre des trucs totalement improbables, prompts à marcher dans les pas des productions les plus fauchées voire de flirter avec l'amateurisme le plus désarmant. Bien que mis en boite par un fameux réalisateur, Carlos Galettini, Charly Dias de Sangre fait partie de cette seconde catégorie. Après une séquence d'ouverture où trois charmantes demoiselles se savonnent les roploplos dans une baignoire tout en ricanant comme des cruches et ce avant de se faire écharper par un rôdeur, le film nous présente le père de Charly, chargé d'enquêter sur la boucherie.
Devant le trio de macchabées alignés devant lui il balance à son comparse un "J'ai horreur des malfrats" qui, telle une grosse fiente terminant sa course sur la tronche d'un vacancier allongé sur une plage, vient annoncer d'entrée de jeu le ton donné au moyen métrage (71 minutes en tout).
Pourtant interprété par un comédien argentin chevronné (Norman Briski), le fonctionnaire, visiblement sois sous acide soit adhérent aux alcooliques anonymes, fait preuve d'un comportement hallucinant quand il convoque l'un des copains de son fils pour lui faire partager les inquiétudes qu'il éprouve vis à vis de Charly. Gesticulant dans tous les sens, tenant des propos à la limite du compréhensible, il n'hésite pas à suggérer à son invité la nécessité de payer une fille si cela peut permettre à son gosse de tirer un coup. Surement qu'il juge cela bien moins onéreux que de raquer pour une bonne thérapie. Et de poursuivre la conversation dans ses chiottes alors qu'il est pris d'une furieuse envie de pisser ! Du grand art.

"- Tu vois Dani, faut vraiment que tu fasses quelque chose pour Charly.
Dégote-lui une gonzesse, parce qu'à part se tripoter la nouille à longueur de journée ça va pas chier loin.
Je sais plus quoi faire avec lui, j'ai l'impression de pisser dans un violon.
- Ouais ben là c'est sur vos pompes que vous pissez."

" - Alors j'aimerais que tu te débrouilles pour que le môme évacue un peu la pression, si tu vois où je veux en venir.
- Et moi j'aurais aimé que vous vous soyez lavé les mains avant de me tripatouiller la ganache."

Dés l'arrivée des six ados à la maison de vacances, le film sombre alors dans un mélange de sexe softcore et de scènes tournant autour de liaisons compliquées à la "je t'aime moi non plus. Comment le pauvre Charly (Fabian Gianola, l'un des seuls du lot qui poursuivra une carrière dans la comédie) peut-il rester à ce point insensible devant la plantureuse Sandra (la bombasse Julieta Melogno) qui ne cesse de lui faire du rentre-dedans ?
La pauvre ne voit-elle pas que le gazier a véritablement un pet au casque pour refuser à ce point ses avances ? On veut bien lui trouver quelques circonstances atténuantes vu qu'il se sent coupable de n'avoir pu aider son frère aîné étant gamin, lequel périssait sous ses yeux dans un incendie, mais quand même... Hé mec, t'as vu cette paire ?! Bon, ne lui jetons pas la première pierre même s'il a la tête pour ça, il parviendra malgré tout à combler la belle... avant de fondre en larme et de la snobber dés le lendemain. C'est clair, Charly n'est pas net, et ses copains, bien plus occupés à culbuter leurs fiancées, n'en ont strictement rien à carrer.

"- Retourne-toi Charly, regarde les jolis ballons qui t'attendent.
- Ballons ? Bordel de m....., c'est le mois prochain que débute le Mondial !
Je file illico faire le plein de binouzes et de pizzas surgelées ! "

"Je hais ces connards de footeux."

Alors que le film ne dépasse jamais le niveau d'un drame télévisé épisodique pour ados, les protagonistes se révèlent plutôt sympathiques, et ce malgré l'interprétation hyper approximative des acteurs. C'est peut-être à travers cela que le film se démarque : ils ont beau être bêtes à manger du foin, tous ces jeunes bellâtres s'avèrent attachants au bout du compte. Autant dans certains slashers on a hâte que certains protagonistes insupportables passent à la trappe, autant là ça nous ennuierait presque qu'ils nous abandonnent. Surtout les filles, toutes très mignonnes et qui ne versent jamais dans la vulgarité gratuite (à part la blonde peut-être... et encore). Dés lors basculer dans un carnage prévisible aurait eu un impact majeur mais malheureusement les réactions de tout ce petit monde, alors que certains d'entre eux commencent à périr sous les coups de lardoir d'un Charly métamorphe, viennent tout foutre en l'air. Pourquoi Dani et son copain ne défoncent-ils pas la porte du grenier où le tueur s'est enfermé avec Sandra, préférant palabrer pendant des plombes, multiplier les allers et retours inutiles voire soigner leurs petits bobos jusqu'à ce que fatalement l'infortunée kidnappée finisse la gorge tranchée ? Jamais on n'a vu de personnages si peu soucieux du danger qui les menace ainsi que du bien-être de leurs camarades.

"- Sors du grenier et relâche Sandra, enfoiré ! Ou je te jure qu'on enfonce la porte ! 
- Ailleuh, je me suis mangé la porte avec la tronche ! 
- Ferme-la Dani, ou il va croire qu'on est des charlots."

"- Que de la gueule, bande de branquignols ! 
Z'aurez jamais les couilles d'entrer. Je vais la saigner la cochonne ! 
- Bouge pas, on va réfléchir à un plan et on revient !"

"- Bon alors on fait quoi Dani ?
- Je sais pas. Buvons un coup ça va surement nous rafraîchir les idées.
- Aaaaaaaah !!! Au secoooouuuurs ! 
- Elle peut pas la fermer elle aussi ? Ça m’empêche de réfléchir. Déjà que j'ai un mal de tronche phénoménal."

"- Tu m'étonnes, mon pauvre biquet, tu es tout écorché. Et tu t'es blessé au genou en plus. Ah là là...
Je reviens, je vais te chercher des pansements.
- Merci ma couille, je ne sais pas ce que je ferais sans toi."

"- Bon les connards, ça va durer longtemps vos conneries ? Je vais pas passer la nuit dans le grenier moi.
- Non mais attends, t'as pas vu la balafre que je me suis faite. Aie, ça pique bordel !
- Et puis merde, je vais zigouiller la brunette puisque c'est comme ça."

A bien y réfléchir, ce sont probablement les éléments horrifiques qui coulent le métrage. Mis à part le massacre des trois filles au début, Charly, Days Of Blood (titre anglais) rame un maximum pour entrer dans le registre du film d'horreur après 45 minutes sans une once de violence.
Galettini use et abuse des ralentis et des zooms, incruste ici et là des chats invisibles qui miaulent agressivement autour de la baraque, tentent de brouiller les pistes quant à l'identité du psychopathe avant de lâcher l'affaire et de nous révéler que c'est bien Charly qui découpe du quidam.
A se demander si le réalisateur ne se sent pas carrément forcé de transformer son oeuvre en drame sanguinolent. Un peu comme si au bout de trois quarts d'heure il avait oublié quel genre de produit il était censé livrer et qu'en apercevant le temps restant se dépêchait de corriger le tir en butant illico presto la quasi totalité de son casting.
Le pire c'est qu'il n'y a absolument aucune tentative de lier le côté slasher au reste du film et ce dans un quelconque cadre logique. Qui est le tueur au visage de bacon ? Est-il le fantôme du frère de Charly qui aurait investi le corps de ce dernier ? Ou alors un dédoublement de personnalité façon Jekyll et Hyde du jeune homme ? Et si tel est le cas, pour quelle raison ? Et quel est le lien avec le triple homicide en ouverture ? En quoi cela est-il lié au reste de l'intrigue ? C'est quoi ce bordel avec ces matous dingos ? Le père de Charly, en pleine crise d'on ne sait pas trop quoi à la fin du film ne serait-il pas au courant de tout ce foutoir ? Que des questions dont visiblement tout le monde sur le plateau semble se foutre.

"- Désolé ma belle, ça fait 5 heures que je poireaute, j'en ai ras-le-bol.
Tes potes sont en train de picoler devant un match de foot... pas que ça à foutre, moi !
- Empaffés de footeux !"

Mais au final est-ce important si rien ici n'a de sens logique ou narratif ? Non, pas vraiment, car Charly, Dias De Sangre est un film de commande tourné en quelques jours surement et avec pour seul décor une grosse baraque et son jardin. Après tout ce n'est qu'un énième DTV, il n'a pas de réelle motivation artistique ou de désir d'être pris au sérieux. Il offre exactement ce que les fans d'horreur voulaient à l'époque en louant impulsivement une cassette au vidéoclub du coin : passer un moment peinard sans trop se prendre la tête. Et il y arrive d'ailleurs plutôt bien malgré son manque flagrant de violence, ses mouvements de caméras anarchiques, ses dialogues au ras des pissenlits et sa musique Bontempi. Il ne restera certes pas dans les mémoires mais parvient, on ne sait pas trop comment, à capter notre attention sans jamais nous entraîner dans les bras de Morphée.
Peut-être est-ce dû à tout ce cortège quasi constant de blagues foireuses et de poitrines exposées ?
On notera quand même quelques morceaux intéressants : Sandra, que le spectateur pressentait comme la Final Girl de rigueur et qui avait survécu plus longtemps que prévu est brutalement assassinée, l'absence de happy end et des maquillages bien cradingues. Charly Dias de Sangre n'est ni bon ni mauvais, il se laisse regarder mais ne comblera certainement pas tous ceux qui furent élevés aux Vendredi 13, Halloween et compagnie...
Les filles sont belles, les mecs trépanés ou sous acide et le film a la décence de ne pas s'éterniser des plombes... c'est déjà pas mal pour un petit truc torché à l'arrache.

C'est le copain Petertaste qui m'a gentiment offert ce truc bien fendard, via un VHS Rip qu'il a lui-même sous-titré.
Un énorme merci à lui car comme d'habitude il a fait du super taf . Vous pourrez d'ailleurs juger de cela par vous-même via le lien ci-dessous.

http://www.jheberg.net/captcha/charlydiasdesangre1990fansubvostfrvhsripxvidac3-lt/


vendredi 6 avril 2018

PRÉCOMMANDES OUVERTES POUR BLACK LAGOON N°2


Il est possible de précommander dés maintenant le second numéro de Black Lagoon avant sa sortie "officielle" le mois prochain.
Toutes les infos sur :
https://blacklagoonfanzine.blogspot.fr/

Et pour les éventuels indécis, nous avons demandé à notre charmante secrétaire Glori-Anne de leur apporter un peu de motivation.


lundi 12 mars 2018

BLACK LAGOON 2 is on the way !



Si les posts sur ce blog se font de plus en plus rares c'est parce que la finalisation de Black Lagoon n°2, fanzine co-réalisé avec l'ami Rigs Mordo, nous prend un temps phénoménal. Mais le résultat est presque là et on est plutôt fiers de nous (pas trop quand même, juste ce qu'il faut...)

Au sommaire:
THE BIG WYNORSKI
En plus d’une interview exclusive que nous a si gentiment offert le prolifique rouquin, nous avons passé au crible environ une quarantaine de ses films. 
Au programme : de l’horreur faite de robots tueurs et de reptiles énormes, de l’héroïc fantasy tongue in cheek, de la science-fiction mutante et… un max de déesses peu avares de leurs charmes.
SWAMP THING : en vert et contre tous !
Histoire d’embrayer sur le long-métrage signé Jim Wynorski , Black Lagoon vous emmène patauger dans les marais putrides de la Louisiane via une rétrospective sur tout ce qui a fait le succès de la Créature du Marais : le comics, les films, la série TV, le cartoon, sans oublier les toys et l’infâme jeu vidéo.
IVAN CARDOSO : Horror Do Brasil !
Le réalisateur brésilien Ivan Cardoso adore à la fois les classic monsters et faire marrer son public. Ça tombe bien, nous aussi. Quoi de plus logique donc que de lui rendre un hommage bien mérité dans ce fanzine en revenant sur ses monster movies ?
MONSTERVISION : The Horror Show
Si par chez nous la délicieuse Sangria passait des accords avec le diable, chez nos copains ricains c’est le jovial Joe Bob Briggs qui faisait valser les monstres sur les tubes cathodiques. Moins sexy, certes, mais les vilains bestiaux qu’on y trouve sont terriblement plus excitants que ceux dont s’entoure Hanouna !
KLAUS COMBAT
Après Nosferatu à Venise dans le précédent numéro et histoire d’en finir une fois pour toute avec le gazier (enfin, jusqu’à nouvel ordre...), on a potassé pour vous les deux autobiographies du père Kinski et le monstrueux pavé de Troy Howarth « Real Depravities » qui analyse l’intégralité des films dans lesquels apparaît le teuton fou. Attention, ça envoie du gros !
Domestic Terror et Diabolus in Musica : deux nouvelles rubriques entièrement dédiées aux bonnes galettes à consommer sans modération, qu’elles soient filmiques ou musicales. Branchez votre téléviseur et ressortez vos discmans, ça va bouger.
Craignos Sentai : le retour des gloumoutes les plus dingos en provenance du pays du soleil levant, toujours au poste pour cogner du héros casqué.
Sans oublier les news du moment et quelques fausses pubs qu’on aurait presque honte de vous montrer (mais vu qu’on s’en fout on le fait quand même).

jeudi 1 février 2018

MASSACRE (1988)



Sur le bord d'une route une prostituée se fait sauvagement étriper, allongeant toujours plus le nombre de victimes qu'aligne un maniaque insaisissable. Pendant que la police pédale dans la choucroute, le réalisateur du film d'horreur "Dirty Blood", qui se tourne dans les environs, décide de donner un peu plus de réalisme à son oeuvre. Pour cela il engage une médium afin que cette dernière organise une véritable séance de spiritisme sur le plateau; tant qu'à mettre en image un truc fantastique autant y apporter un semblant d'authenticité. Manque de bol la donzelle invoque malencontreusement l'esprit de Jack l'éventreur qui après avoir pris possession du premier blaireau qui passait va s'en aller démastiquer l'intégralité du casting.
Le rapport entre ça et le tueur fou cité un peu plus haut ? Heu.....

"- Oh my god ! Mais non chérie, l'affiche au dessus n'est pas celle de Phantasm 2 mais plutôt celle de Massacre !
- Massacre ??!! Aaaaaaaaaahhhhh ! Cours doudou, cours !"

Aborder les Lucio Fulci Presents pourrait d'emblée faire trembler les spectateurs les plus dingos d'horreur made in Italia. Pour ceux qui sont à la traîne rappelons rapidement comment est née cette série de téléfilms. Fin 1987 début 1988 le producteur Pino Burricchi, pas vraiment connu pour des œuvres d'une grande finesse (Il Giustiziere del Bronx, Gunan Il Guerriero) approche Fulci et lui demande l'autorisation d'utiliser la phrase "Lucio Fulci Presents" dans les crédits d'un film qu'il vient d'écrire,"I Fratti Rossi" (alias The Red monks). Moyennant quelques billets, Lucio accepte et commence à se demander si prêter son nom à d'autres péloches ne serait pas une excellente idée après tout. Il passe alors un accord avec d'autres producteurs : Luigi Nannerini et Antonino Lucidi pour dix films d'horreur à petit budget qui porteraient tous la fameuse mention "Lucio Fulci Presents", le papa de Zombi 2 en réaliseraient quatre, les six suivants seraient confiés à d'autres metteurs en scènes sans que Fulci n'y soit impliqué en quoi que ce soit.... excepté bien entendu pour récupérer des pépètes. Le premier à sortir est Bloody Psycho signé Leandro Lucchetti, puis vient le Massacro d'Andrea Bianchi; les tournages s’enchaînent à vitesse grand V jusqu'à ce que Giovanni Simonelli, derrière la caméra pour Hansel et Gretel, soit dans l'incapacité de terminer le taf qui lui a été assigné. Les producteurs prient alors Fulci de boucler le téléfilm, ce que ce dernier s'empresse de faire avant de retourner s'atteler à ses propres bobines, soit Les Fantômes de Sodome puis Touch of Death. C'est à ce moment qu'il réalise combien les budgets rachitiques qui lui sont refilés n'arrangent en rien la mise en image de scénarios qu'il a lui-même écrit. Le résultat est loin d'être à la hauteur de ses espérances et forcément des tensions commencent à s'installer, entraînant le départ du vieux Lucio. Au final la série estampillée "Lucio Fulci Presents" ne comptera que huit films au lieu des dix voulus ( aux quatre cités plus haut on ajoutera Luna di Sangue d'Enzo Millioni, Non Aver Paura della Zia Marta de Mario Bianchi et Le Porte dell'Inferno d'Umberto Lenzi). Bilan global de tout ce micmac ? Une poignée de longs-métrages que beaucoup redoutent comme la peste. Et il est clair que ce n'est pas ce Massacro qui risque de les faire changer d'avis.


Pauvre Andrea Bianchi ! Il est loin le sympathique Manoir de la Terreur avec ses morts-vivants complètement craignos mais hyper généreux quand il s'agissait de bouffer du vivant ! Au moins en ce temps-là on savait divertir son client à défaut de lui balancer un gros coup derrière la caboche pour l'envoyer rejoindre Morphée. Car il est difficile de ne pas choper un sévère coup de barre en visionnant Massacre. La première scène nous promettait pourtant quelque chose de bien sanglant : une prostituée est tuée, tête et main tranchée nette par son bourreau. Le souci c'est que tous les autres meurtres seront en majorité réalisés hors-champs et que du carnage en titre nous n'apercevrons que le piètre résultat des méfaits du psychopathe.
Une belle arnaque, surtout que le bodycount (12 morts en tout) voulu par le scénario signé aussi par Bianchi est quand même assez conséquent.
Et justement puisque nous en sommes à parler du script on est quand même en droit de se demander pourquoi l'intrigue délaisse illico le meurtrier introduit les premières minutes au profit d'un fantôme chtarbé qui s'en vient prendre possession d'un quidam pour poursuivre le boulot commencé de son vivant. L'esprit de Jack l'éventreur donc. Même si la médiocre médium qui semble choper les oreillons dés qu'elle entre en transe ne se contente que de citer son prénom, nous ne sommes pas dupes ! Et encore moins quant à l'identité du perso sous l'emprise du vilain esprit, laquelle ne nous sera révélée qu'en fin de bobine. Pas d'astuce ni d'espièglerie au pays de Bianchi, le spectateur le plus demeuré saura immédiatement qui est le meurtrier.

"Putain les mecs, je crois que la voyante nous fait une mauvaise réaction à je sais pas trop quoi.
Regardez un peu cette ganache !"

"-  ♪ Arrivaaaaa Gigi l'amorosooooooo ! ♫
- Ah non, tout va bien. Elle est juste possédée par l'esprit de Dalida."

Se disant qu'il pourrait certainement retrouver l'ambiance qu'il était parvenu à instaurer en 1975 avec son "Nue pour l'assassin", le metteur en scène nous sert quelques passages giallesques du plus bel effet, comme ce triple meurtre commis dans un hangar à bateaux. Le suspense monte crescendo avant que le tueur passe à l'acte.... encore une fois hors champs ! Bordel de bordel ! On nous fait longuement saliver tout ça pour nous frustrer lamentablement par la suite ! C'est sponsorisé par Fulci quand même, le mec qui éborgne des gonzesses en gros plan et qui fait barboter des zombies dans de la tripaille fumante ! Alors pourquoi autant de timidité graphiquement parlant ? Bref, Massacre veut taper dans le giallo mais se pose comme un slasher sans âme tout juste bon à aligner lascivement les cadavres, pillant sans vergognes certains clichés inhérents au genre tel ce couple trucidé en plein coït au fond des bois. La possibilité d'être en présence de plusieurs assassins ne parvient même pas à brouiller les pistes de manière intelligente, l'intrigue bien trop confuse couplée aux phénomènes surnaturels suggérés à la suite du bordel engendré par la médium n'arrangeant en rien les choses. Etant donné que ce n'est pas coté violence et barbaque que ce machin va nous rassasier il faudra donc se tourner vers l'humour, involontaire bien entendu, pour y trouver une once d’intérêt et éviter d'arrêter le visionnage une fois passée les trente premières minutes.
Et question rigolade par contre Bianchi  n'y va pas avec le dos de la cuillère. Déjà les personnages ont tous le charisme d'un plat de gnocchis froids. Cons comme des manches, incarnés par de pseudo-comédiens en roue libre, ils accumulent réactions improbables et dialogues absurdes.
Regardez un peu cette belle brochette d'abrutis ! Suivez bien parce que c'est du costaud.
On a tout d'abord le gros goret chauviniste de service, Robert, un producteur qui bat sa femme Lisa, lui reprochant de se conduire comme une véritable salope devant les autres mâles vu qu'elle s'amuse à se dépoiler pour un oui ou un non. Cela ne l’empêche pourtant pas d'essayer de convaincre son assistante Mira, une lesbienne, de venir les rejoindre lui et sa moitié pour une partie de galipettes à trois. Mira qui est bien plus intéressée par Jennifer, l'actrice principale de Dirty Blood, laquelle n'a d'yeux que pour son ténébreux boyfriend, l'inspecteur de Police Walter. On trouve également le belâtre John qui passe son temps à mater Lisa au grand dam d'Adrien, acteur gay ultra efféminé et transexuel à ses heures perdues. Viennent s'ajouter un metteur en scène sans scrupules qui refuse d’arrêter le tournage alors que ses stars tombent comme des mouches autour de lui, une voyante bonne à nib qui a du prendre des leçons de spiritisme auprès de Gérard Majax, une équipe de flics qui attend qu'un tueur en série ait fini de buter ses victimes pour l'interpeller, etc... Et que dire de ses dialogues délicieux indignes d'être entendus dans la pire des émissions de téléréalité ?


Hormis toute cette franche poilade, Andrea Bianchi nous rappelle qu'il est avant tout un fier artisan du cinéma érotique et qu'il a l’œil quand il s'agit d'engager de pulpeuses comédiennes, n'hésitant pas à effeuiller longuement la belle Silvia Conti (Lisa) jusqu'à ce que cette dernière nous révèles tous ses atouts. Et ils sont de taille les atouts ! Une chance rarissime de les apprécier à leur juste valeur puisque la jeune femme ne connaîtra pas une carrière mirobolante devant les caméras. Pas plus d'ailleurs que Patrizia Falcone (Jennifer), Gino Goncari (Walter), Danny Degli Esposi (Adrian) ou Lubka Lenzi (Mira) que l'on peut également apercevoir dans La Dolce Casa degli Orrori de Lucio Fulci. De la main d'oeuvre bon marché qui ne brille pas par son talent tout approximatif. Le seul qui pourrait à la rigueur relever le niveau reste le vétéran Paul Muller coincé dans un petit rôle de commissaire qui ne lui autorise qu'un temps très restreint à l'écran.

"- Oh seigneur dieu ! Comment peux-tu jouer les voyeurs avec cette immonde créature ?
Oh là là là là là là !
- Ah ouais ? Tu peux m'expliquer d'où sortent ces revues planquées sous ton plumard ?
Celles avec Hanouna à poil en train de s'emmancher une marmotte."

On peut aussi apprécier la photographie soignée de Silvano Tessicini, à l'oeuvre sur plusieurs segments des "Lucio Fulci Presents" et une musique bontempique définitivement emblématique d'une époque révolue et dispensée par Luigi Ceccarelli (Les Rats de Manhattan, Pénitencier de Femmes, Nosferatu à Venise...). C'est bien maigre mais ça apporte un petit coté nostalgique pas déplaisant qui nous fait dire que les années 80 en Italie c'était quand même vachement fun.
En définitive que dire pour vous donner l'envie de visionner Massacre ? Heu.... je ne sais pas trop, c'est pour ça que je laisserai le mot de la fin à cette grande folle d'Adrien qui a su trouver les mots justes dés sa première réplique.


Si vous avez donc une petite heure et demi à perdre vous pouvez toujours visionner le film du père Bianchi grâce au lien ci-dessous. Une VO trouvée sur le net et qui comprend plusieurs sous-titres dans différentes langues. Il y a bien quelques fautes sur ceux en français mais ça reste plus que convenable. Allez, bonne chance !

https://1fichier.com/?kzd2pptfp3


dimanche 7 janvier 2018

B-MOVIE POSTERS VOL. 1 is here !!!!


On peut dire que cette année 2018 commence plutôt pas mal, et ce grâce à Damien Granger.
L'ex-rédac chef de Mad Movies a méchamment galéré pour sortir son fameux B-Movies Posters premier du nom mais au final l'attente valait le coup, la passion du bonhomme pour les séries B en tous genres est indubitablement omniprésente via la reproduction d'une partie des nombreux flyers qu'il a collectionnés au fil des ans et qu'il nous propose de (re)découvrir en parcourant les quelques 200 pages en couleur qui composent ce recueil.
Si certains hésitent encore à le commander (on peut les comprendre, il n'est jamais aisé d'investir quelques billets dans des bouquins qu'on ne peut pas feuilleter) je me suis amusé à jouer les Youtubeurs du pauvre en réalisant une petite vidéo. Disons que c'est surtout histoire d'offrir un aperçu du bel ouvrage signé par le sieur Granger et son maquettiste Matthieu Nédey. Bon ok, c'est filmé avec un téléphone portable mais c'est toujours plus réaliste qu'une review du machin faite par un gazier bossant pour Télérama ou les Cahiers du Cinéma.



Pour les retardataires qui désireraient donc se procurer le livre vous pouvez soit consulter la Page Facebook B-Movie Posters soit directement passer à la caisse



vendredi 15 décembre 2017

PLAGA ZOMBIE : REVOLUCION TOXICA (2011)


Bill, John et Max ont fini par découvrir l'horrible vérité qui se cachait derrière la peste zombie : les aliens n'avaient jamais projeté de transformer les terriens en morts-vivants afin que ces derniers s'entretuent pour leur laisser le champ libre. En réalité le stade décrépi et purulent des cobayes n'était que symptomatique d'une gestation en cours à l'intérieur de leurs corps. Une fois arrivées à maturation, les carcasses s'ouvrent littéralement pour libérer un nouvel envahisseur extra-terrestre. Les trois copains mettent alors au point un plan astucieux afin de stopper le vaisseau-mère ennemi avant que celui-ci ne se décide à aller infecter une autre ville: Max devra capturer un zombie et le bourrer de poudre à canon avant qu'il ne soit récupéré par l'engin spatial que Bill et John auront préalablement localisé. Mais si sur le papier tout cela parait simple, la réalité va très vite leur rappeler que rien ne se fait sans effort : Bill aura maille à partir avec un agent du FBI belliqueux afin de récupérer un radar à aliens, John, privé de sa force spectaculaire suite aux effets dévastateurs d'un rayon tracteur s'engagera dans une véritable quête pour redevenir celui qu'il était, et Max s'éprendra malgré lui de Junior, le sympathique mort-vivant qui doit lui servir de cheval de Troie.

Dix ans séparent Plaga Zombie Zona Mutante de Revolución Tóxica. Dix longues années pendant lesquelles les comparses de Farsa  n'ont pas chômé un seul instant, accumulant les productions à succès, chacun d'entre eux jouant tour à tour le rôle de metteur en scène, d'acteur ou de scénariste. Leur renommée n'est désormais plus à faire et leurs budgets un peu plus confortables, même si loin d’être mirobolants, leur offrent toujours plus d'opportunités. Ils auraient pu facilement mettre de coté la franchise Plaga Zombie mais ces p'tits gars n'étaient pas du genre à laisser tomber les nombreux fans qui réclamaient à corps et à cris la suite des aventures de Bill Johnson et compagnie. En 2001 ils avaient promis de réaliser un jour ou l'autre un troisième et dernier épisode, histoire de finaliser l'intrigue entamée en 1997; en mars 2008 leur parole est tenue, la Révolution Toxique est officiellement lancée. Le tournage aura lieu à Buenos Aires et le film sera définitivement bouclé en mars 2012, le temps à Pablo Parés et Hernán Sáez, de nouveau derrière la caméra, de peaufiner leur bébé et d'en faire l'opus le plus abouti visuellement. Il est loin le petit truc amateur  de la fin des années 90, mis en boite avec deux copecks et quelques pâtisseries en guise d'effets spéciaux, Farsa Producciones pond désormais des produits capables de rivaliser voire de surpasser des bobines vingt fois plus friquées.


Le long-métrage débute quelques minutes après la fin du précédent opus : Bill, John et Max viennent de faire la lumière sur la mystérieuse peste zombie et, pour avoir subtilisé un bouffeur de cervelle sur le point d’être récolté, sont poursuivis par le gigantesque vaisseau-mère alien.
A l'aide d'un faisceau tracteur l'appareil tente d'embarquer le colis transporté par John et finit par y parvenir après avoir carrément pompé toute la musculature du cowboy. Une combine astucieuse pour expliquer en fait l'importante perte de poids subie par Sebastián "Berta" Muñiz depuis Zona Mutante. Pas toujours évident de mettre en boite une suite une décennie plus tard tout en essayant de faire croire qu'elle se déroule à la même période que la précédente.
On sait bien que nos acteurs ont  pris de la bouteille mais malgré tout l'illusion est parfaite, la transformation de John est plus que crédible et ses deux potes semblent ne pas avoir changé d'un iota. L'étude de leur personnalité déjà bien entamée dans le second opus atteint ici son paroxysme. Peut-être aux dépens de l'action non-stop auquel nous étions habitués diront certains et ils auront surement raison. Mais s'il est en effet plus calme que son prédécesseur, Revolución Tóxica n'est nullement ennuyeux et sait éviter les temps morts grâce à des situations toujours plus délirantes.
A bien y regarder on pourrait même découper le film en trois genres via les croisades respectives des personnages principaux : ainsi si les mésaventures de John ont tout du drame psychologique, celles de Bill s'orientent manifestement vers l'action; Max de son coté incarnant le coté purement comique.

"- Pas de pleurnicheries, je t'avais prévenu que si tu bouffais encore un voisin je te mettais à la diète.
- Gné gné gné gné bleuarrrghhh !
- Comment ça, c'est pas toi ? Et la tête de la vieille mère Tapdur que j'ai retrouvée sous ton lit ?
Te fous pas de ma gueule ! A partir d'aujourd'hui c'est pâté pour chien et puis c'est tout !"

"Et le Yorkshire de la vieille qui sèche dans ton armoire, tu vas me dire que tu n'y es pour rien non plus ?
Allez hop, privé de jeux vidéo pendant un mois ! De toute façons "Zombies Ate My Neighbors" c'est pas bon pour toi !"

Parés, Sáez et Soria, tous trois à l'origine du scénario, savent définitivement où ils vont et éliminent ce petit coté brouillon auquel ils nous avaient habitués jusqu'à présent. Fini les querelles puériles entre les personnages, leur amitié prend ici toute sa valeur et les fait reconnaître pour ce qu'ils sont vraiment : des héros. Et puisqu'on parle de Soria, le lascar abandonne la simple figuration pour enfin trouver un rôle important dans la saga: celui de Junior, le zombie verdâtre mangeur de sucettes de Zona Mutante et qui devient ici ce fameux "zombie de Troie" que veut construire Max.
A l'image du Bub du Jour des Morts-Vivants, Junior est le seul monstre "gentil" du film; une créature répugnante au visage jovial qui s'exprime par borborygmes et que son supposé tortionnaire finit par considérer comme son propre fils à force de le côtoyer.
Rôle plus conséquent également pour le cinquième larron de chez Farsa, Walter Cornás dans la peau de l'agent fédéral Jack Taylor, tête de nœud hautement entraînée au combat qui va donner pas mal de fil à retordre à Bill. Façon Monthy Python, chacune de leur confrontation se terminera par un nouvel estropiage du bonhomme. A noter également le retour du frangin de Pablo Parés, Diego, qui incarnait Willie dans le premier épisode.
Toujours dans le rôle du manager de John, il revient à son tour d'entre les morts pour filer un coup de main à son vieux pote et le remettre sur les rails après le coup dur que lui ont infligé les envahisseurs d'un autre monde. Mais est-ce vraiment lui ?


Tout comme ses grands frères, Revolución Tóxica combine le meilleur des B' Movies, les productions bas du front, gores, autogérées et au final créées pour n’être que de purs divertissements, allusions intelligentes aux grands classiques du cinéma de genre (voir cette fois-ci un hommage direct à Terminator avec ces hideux cyborgs travestis en agents fédéraux où à Rocky via l'entrainement intensif de John pour redevenir maousse costaud). Face aux œuvres étrangères qui s’intéressent au thème du mort-vivant le plus sérieusement du monde, le plus souvent sur un ton paranoïaque ou maladif, la saga Plaga Zombie est surement la première du genre à aborder la question comme une bande dessinée, voire une parodie féroce, toujours truffée d'excellents effets cradingues, d'amputations et de mutilations en tous genres.
Revolución Tóxica ne déroge pas à la règle et respecte à la lettre près le style et l’esthétique de ses prédécesseurs, même si, comme je l'ai déjà dit, il est moins frénétique dans sa construction. Rassurez-vous il comporte son lot de dégueulasseries bien allumées. On ne compte plus les membres arrachés, les coups de pompe qui défoncent les cages thoraciques, les geysers d'hémoglobine, les organes vitaux extraits à mains nues et recyclés en armes létales, les lames de taille-haies maniées comme des tronçonneuses.... L'amateurisme des premiers films made in Farsa a laissé place à des maquillages, certes toujours faits maison, mais extrêmement élaborés et cinquante mille fois mieux foutus que les merdasses en CGI du moment.
Suffit de voir le soin apporté à l'animation des aliens ou de leur gigantesque astronef ; difficile de se dire en constatant tout cela que la péloche a été entièrement autofinancée.

"Yeeeeaaahhhh !!! C'est le moment de jouer à 'Charcle un max de zomblards' !
Celui qui amasse le plus de barbaque en une minute se fait payer à bouffer par les autres !
C'est partiiiiiii !!!!!"

"Yaaaaaaaahhh ! Quel panard !"

Armés d'un admirable autodidacte perfectionné au fil des années, les membres de Farsa Producciones, plus créatifs que jamais et à la plus grande joie de tous les disciples de la franchise Plaga Zombie, terminent donc en beauté via une ultime bataille apparemment inégale entre leurs trois héros et les hargneux envahisseurs grisâtres à l'origine de la peste zombie. Et en guise de cadeau d'adieu ils nous offrent "le" moment culte de toute la saga : encerclés par une horde de mutants enragés, Bill, John et Max afin de distraire ces derniers le temps qu'ils soient suffisamment "murs" pour être embarqués par le vaisseau-mère en orbite au dessus de leur tête (et qui leur permettra par la même occasion d'y introduire leur fameux Zombie de Troie) leur chantent une chanson qui restera dans les anales. Vous vous souvenez du sympathique thème sur West dans Zona Mutante ?
Eh bien oubliez-le, il est minable en comparaison de l'incroyable Plaga Zombie The Musical, un titre dément, hyper entraînant et que vous ne pourrez plus vous sortir de la tête une fois entendu. Un mois après avoir visionné le film je me surprends encore aujourd'hui à le fredonner.
C'est aussi ça le label Farsa, un savoir-faire indiscutable non seulement sur la réalisation et les effets spéciaux mais également sur la composition de délicieuses bandes originales. Mais par dessus tout c'est l'histoire d'une bande de copains soudés, partageant une même passion, et qui savent se serrer les coudes en cas de coups durs. La preuve en est l'hommage que décerne le plan d'ouverture de Revolución Tóxica au responsable de la photographie Diego Echave, décédé subitement en 2011 et qui interprète également dans le film le colossal zombie catcheur que John affronte sur le ring.


Prestations impeccables, mise en scène intelligente, photographie splendide, montage au poil, bande son géniale, humour savamment dosé et effets spéciaux au top, Plaga Zombie Revolución Tóxica clôt avec maestria une aventure débutée en 1997. Un moyen métrage fauché mais réalisé avec amour, passion et ingéniosité aura permis à une bande de copains de percer alors que tout était contre eux, le cinéma horrifique n'ayant jamais été vraiment reconnu dans leur pays d'origine. De quoi furieusement nous donner envie de jeter un coup d’œil à l'intégralité de leur travail.
D'ici là on se contentera de cette trilogie hyper fun, c'est peu mais en même temps beaucoup vu que les œuvres argentines qui arrivent à foutre un pied sur le sol français se comptent au final sur les doigts de la main.
Pour ceux qui ont Netflix vous pouvez y trouver actuellement la dernière réalisation de Pablo Parés, le démentiel Daemonium que je vous recommande chaudement. Un délire sous acide complètement dingue avec des effets spéciaux toujours aussi impressionnants. Si  vous aimez les bastons non-stop entre soldats et démons dégueulasses alors n'hésitez pas une seconde. 
Dernière petite info pour tous les fans de la peste zombie argentine : une pseudo suite purement américaine réalisée par un certain Garry Medeiros est actuellement en postproduction. Même s'il sera difficile de rivaliser avec la trilogie originale, Plaga Zombie Invasion USA s'annonce toutefois sous les meilleurs auspices, Sáez, Parés et Muñiz y faisant même une petite apparition.
  

Comme pour Plaga Zombie noumero ouno, la version proposée ci-dessous est en mp4 et a été mis en ligne par les mecs de Farsa. La qualité est vraiment très bonne, le tout en version originale bien évidemment. Je me suis amusé à créer les sous-titres via un time-code piqué sur Youtube, ces derniers étant en anglais la traduction fût plutôt aisée et assez rapide. J'espère en tous cas que la saga Plaga Zombie vous plaira autant qu'à moi, j'ai certes découvert celle-ci sur le tard mais bon dieu, je dois reconnaître que ça fait du bien de voir encore de tels trucs de nos jours.


Et comme c'est bientôt noël, voici en cadeau la bande originale de toute la trilogie.


FARSA PRODUCCIONES
Walter Cornás, Pablo Parés, Hernán Sáez, Paulo Soria et Sebastián "Berta" Muñiz